Google accélère son implantation sur le continent africain. La filiale d’Alphabet a annoncé, le 18 septembre 2025, la construction de quatre pôles d’infrastructure pour connecter ses câbles sous-marins Equiano et Umoja. L’annonce a été faite par Alex Okosi, directeur général de Google Afrique, lors d’un entretien avec Bloomberg TV.
Des hubs stratégiquement répartis
Ces installations, composées de stations d’atterrissage et de centres de données, verront le jour dans les grandes régions du continent : nord, sud, est et ouest.
L’objectif est de renforcer la résilience du réseau et améliorer l’accès à Internet, encore limité et coûteux dans plusieurs pays africains.
Google finance directement le projet. L’entreprise a déjà dépassé le milliard de dollars d’investissement promis en Afrique sur cinq ans depuis 2021.
Un projet à fort impact économique
Les premiers atterrissages des câbles Equiano et Umoja sont attendus cette année. Quant aux hubs, ils devraient être opérationnels dans un délai de trois ans.
Une fois déployés, ils permettront aux opérateurs comme MTN Group ou Vodacom de proposer un Internet haut débit à des prix plus accessibles.
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Selon le rapport de l’Autorité de Régulations des Télécommunications de Côte d’Ivoire, le groupe aurait un total de 17 116 804 abonnés mobiles en au 30 juin 2025
Selon les estimations, le câble Equiano pourrait à lui seul ajouter 11,1 milliards de dollars (environ 6 660 milliards de FCFA) au PIB du Nigeria.
Il devrait aussi ajouter 5,8 milliards de dollars (3 478 milliards de FCFA) à celui de l’Afrique du Sud et 290 millions de dollars (174 milliards de FCFA) à celui de la Namibie.
Les retombées attendues incluent aussi la création d’emplois et une baisse du coût des données.
Miser sur la jeunesse africaine
Pour Alex Okosi, le continent est un terrain d’avenir.
« L’Afrique a la population la plus jeune et à la croissance la plus rapide du monde.
Nous voulons que ces investissements permettent aux jeunes Africains de profiter pleinement des technologies numériques et de l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré.
Vers un corridor numérique mondial
Cette initiative s’inscrit dans le programme Africa Connect de Google.
Celui-ci vise à relier le continent au reste du monde à travers des corridors numériques et à consolider les écosystèmes locaux.
Selon les données de Sika Finance, ce type d’investissement devrait stimuler la croissance régionale. Il devrait aussi élargir l’accès aux technologies innovantes pour les entreprises et les populations.
Eirena Etté
















